Le Café Costeroste à Chaudes-Aigues, quand un bistrot devient un lieu

Il y a des lieux qui ne se visitent pas. Ils se traversent lentement, comme on traverse une pièce remplie de choses qu’on ne savait plus regarder. À Chaudes-Aigues, le Café Costeroste fait partie de ces adresses-là. Un café resté debout dans sa forme ancienne, avec ses objets, ses détails, ses murs qui racontent, et cette capacité rare à devenir, selon les jours, un simple bistrot de village ou un décor vivant pour une réunion, une captation, un rendez-vous culturel.
Un café “dans son jus”, mais surtout dans sa mémoire
Le Café Costeroste a cette allure de lieu d’après-guerre que beaucoup fantasment et que très peu entretiennent vraiment. Ici, ce n’est pas une scénographie. C’est un intérieur qui a vécu, avec ses interrupteurs en céramique, ses objets d’époque, sa machine à café, ses bouteilles, son zinc, et cette impression d’être entré dans une continuité plutôt que dans un décor. Le plus fort, ce sont aussi les peintures murales, intrigantes, denses, dont l’origine exacte nourrit encore les discussions.
Les fresques, le Clairon Rolland et l’histoire qui déborde des murs
On raconte que ces peintures intérieures datent vraisemblablement de la fin du XIXe siècle. Elles évoquent les exploits du Clairon Rolland, originaire de Lacalm, lié à l’épisode de Sidi Brahim (1845). Pourquoi ce récit-là, ici, sur les murs d’un café de Chaudes-Aigues ? Personne ne le sait vraiment. Et c’est précisément ce mystère, ce “reste”, qui fait tenir l’attention. Plus tard, la famille Costeroste rachète l’établissement, qui deviendra pour beaucoup “Chez la Mélanie”, jusqu’aux années 1990, avant que d’autres mains ne restaurent et prolongent cet héritage.
Jean-Claude et Marinette : accueillir, raconter, ouvrir
Ce qui rend le Café Costeroste particulièrement précieux, c’est aussi une chose très simple et devenue rare : ses propriétaires refusent rarement de parler du lieu, de l’ouvrir, d’accueillir. Curistes, habitants, associations, rendez-vous ponctuels… le café devient alors une sorte de salle commune informelle, à la fois refuge, archive orale et point de ralliement. On y vient pour voir, mais on reste pour écouter. Et, au passage, pour se rappeler que la vie locale n’est pas qu’une carte postale : c’est un tissu de conversations, d’anecdotes, de souvenirs, de rites minuscules et de liens réels.
Patrimoine vivant : quand un village se raconte autrement
Entre les jours de foires, les quartiers et leurs oratoires, les histoires de familles, les “traditions disparues” et les détails matériels (un bouton électrique, une eau de Seltz, un vieux comptoir), on comprend vite que ce type d’endroit vaut autant par ce qu’il montre que par ce qu’il déclenche : une parole. Un récit. Une mémoire partagée. Et c’est exactement ce qui fait la différence entre un village “visité” et un village “vécu”.
Un prétexte actuel : remettre en lumière une page déjà indexée
Cette page existe depuis longtemps, et c’est justement l’intérêt : repartir d’un contenu déjà repéré par les moteurs, le remettre à jour, l’enrichir, et s’en servir comme passerelle vers d’autres éléments concrets du village. Si tu veux creuser la question du fait de “tenir un lieu” à Chaudes-Aigues, et de ce que ça implique réellement au quotidien, tu peux lire : Au cœur du village, tenir un lieu.
Festival, images et archives : la séance photo au Café Costeroste
Le Café Costeroste a aussi servi de cadre à une séance photo marquante liée à l’histoire du Festival du Tatouage. Pour retrouver le reportage d’origine : Séance photos au Café Costeroste (report). C’est un bon rappel : dans un village comme Chaudes-Aigues, les lieux patrimoniaux ne sont pas des musées. Ils deviennent des décors vivants, traversés par des projets, des personnes, des périodes.
Un séjour ne se construit pas qu’avec des visites, mais avec des portes
Ce type de lieu rappelle aussi qu’un séjour à Chaudes-Aigues ne se résume pas aux thermes ou à une visite rapide. Il se construit souvent en additionnant des portes, des adresses, des rencontres, des temps partagés. Et, très concrètement, un séjour se structure aussi autour d’une table. Pour celles et ceux qui cherchent une information simple et à jour, voici une page utile : où manger à Chaudes-Aigues.
Chaudes-Aigues ne se limite pas aux thermes. Le village se découvre aussi à travers ses cafés, ses tables, ses lieux de vie, son patrimoine et les rencontres qui s’y font. Un séjour se construit souvent en prenant le temps de pousser plusieurs portes, pas en cochant une seule activité.
Oui. Entre les soins thermaux, les balades, les lieux patrimoniaux, les événements culturels, les tables locales et la vie du village, Chaudes-Aigues permet de composer un séjour rythmé, sans surcharge, propice à la détente comme à la découverte.
Le village dispose de plusieurs adresses pour se restaurer, du repas structuré à la table plus simple. Pour une information claire et à jour, une page dédiée permet d’identifier facilement où manger à Chaudes-Aigues selon ses envies et le moment de la journée.
Oui. À Chaudes-Aigues, la vie locale fait partie intégrante du séjour. Cafés, restaurants, lieux culturels et événements participent à l’identité du village et influencent directement l’expérience des visiteurs.
Oui. Le village vit toute l’année. Hors saison, le rythme est plus calme, ce qui permet de profiter pleinement des soins, des tables, des échanges et de l’atmosphère du lieu sans affluence.
Oui. La table occupe une place centrale dans l’expérience du séjour. Les repas structurent souvent les journées, complètent les soins et deviennent des temps de partage à part entière.
Oui. Chaudes-Aigues est un village à taille humaine. Les principaux lieux de vie, de restauration et de détente sont accessibles à pied, ce qui favorise un séjour fluide, sans contrainte de déplacement.
Parce que l’expérience ne repose pas uniquement sur une activité précise, mais sur un ensemble : le cadre, les habitudes, les rencontres, les lieux et le temps passé. Ce sont souvent ces équilibres-là qui donnent envie de revenir.






