Stéphane Chaudesaigues

Tatouage, gastronomie & terroir en Cantal – Le blog vivant de Stéphane Chaudesaigues

Tatouage et développement local : le regard de Paul Plagne sur Chaudes-Aigues

mercredi 02 septembre 2015
Tatouage et développement local : le regard de Paul Plagne sur Chaudes-Aigues

Un billet d’époque sur le tatouage et le développement local

Ce texte reprend un billet consacré au lien possible entre tatouage et développement local. Il est attribué à Paul Plagne, habitant de Chaudes-Aigues, connu pour son regard franc et sa prose directe. Le billet s’inscrit dans une période où le Festival International du Tatouage de Chaudes-Aigues (aussi nommé Cantal In’k) était perçu comme un levier d’attractivité et de dynamisme pour le territoire.

Le texte d’origine

Paul Plagne est chaudesaiguois (ou caldaguès, c’est selon). Paul Plagne n’a pas la langue dans sa poche (ou a la prose facile, c’est selon). Enfin, Paul Plagne aime le Cantal In’k (ou le Festival International du Tatouage de Chaudes-Aigues, c’est selon). Et sur son blog, Les Bonheurs de Paulochon, il le fait savoir, au gré d’un billet particulièrement inspiré.

En 1993 un certain Jean-Louis Guilhaumon, directeur d’un collège rural du Gers se désespère de sauver son établissement quasiment voué à une fermeture inéluctable. Amateur de Jazz il crée une section musique et le succès est au rendez-vous, de là s’ensuit un festival « Jazz in Marciac » qui en 2017 fêtera sa quarantième édition. Sans doute la manifestation la plus courue de la planète Jazz qui attire durant 3 semaines en août quelque 260.000 visiteurs. JIM est une valeur sure autour de laquelle gravite l’économie locale. Pourquoi n’en serait-il pas, dans une moindre mesure, de même pour le Cantal’Ink ?

C’est avec ce paragraphe que commence le billet récemment publié par Paul Plagne – surnommé Paulochon – et baptisé Tatouage et développement local. Partant du postulat que ce qui fonctionne pour les uns peut aussi fonctionner pour les autres, l’Auvergnat s’engage dans une anaphore où le syntagme « Pourquoi ? » revient inlassablement. Pourquoi laisser partir une convention dont tout un chacun a touché la réalité événementielle majeure ?

Pourquoi l’idée des navettes ne serait pas affinée pour désengorger, en été, un village asphyxié par la voiture ?

Pourquoi plusieurs propositions de cités, villages des environs, qui à défaut de pont d’or dérouleraient bien le tapis rouge à cette manifestation festival ?

« Devenir une entité économico-touristique »
C’est sur ces questions – et sur d’autres – que Paul Plagne invite le lecteur à se pencher. L’ambition de son billet : faire réfléchir sur la corrélation possible entre Cantal In’k et entité économico-touristique pérenne. Voilà de quoi occuper les pensées, la rentrée à peine entamée…

Ce que ce billet dit encore aujourd’hui

Avec le recul, ce texte garde une valeur particulière : il documente un moment où l’événementiel semblait pouvoir devenir un moteur structurant, à condition d’être accompagné, organisé et pensé à l’échelle du territoire. Il pose, sans détour, une question simple : qu’est-ce qu’un village fait d’un succès lorsqu’il le voit arriver ?

Dépasser le festival : inventer une dynamique plus large

Aujourd’hui, la réflexion sur l’avenir de Chaudes-Aigues peut s’ouvrir au-delà d’un seul festival, aussi marquant soit-il. D’autres projets, plus directement reliés à l’identité profonde du village, peuvent devenir des axes de rassemblement et de développement.

Cette piste est explorée ici : Eau chaude à Chaudes-Aigues : un événement à inventer .

Pour prolonger

Pour replacer cette question dans une réflexion plus large sur ce que signifie tenir, faire vivre et structurer un lieu au quotidien, on peut aussi lire : Au cœur du village : tenir un lieu .