Stéphane Chaudesaigues

Tatouage, gastronomie & terroir en Cantal – Le blog vivant de Stéphane Chaudesaigues

L’Auvergnat de Paris – La remise à flot de Caleden se fait attendre

jeudi 30 janvier 2020
L’Auvergnat de Paris –  La remise à flot de Caleden se fait attendre

Le 22 janvier 2020, la journaliste Mathilde Jarlier publiait dans L’Auvergnat de Paris un reportage sur la fermeture de l’espace thermoludique de Caleden, à Chaudes-Aigues, dans le Cantal. Elle y présentait la mobilisation d’un collectif citoyen dont j’étais à la tête et ses préoccupations pour les commerces et la vie du village.

Cette revue de presse, publiée sur mon blog le 30 janvier 2020, conserve le contexte et les citations de l’époque. Les informations relatives à la fermeture, aux responsables de Caleden, aux financements et aux procédures concernent la situation décrite en janvier 2020.

Caleden en janvier 2020 : les faits à retenir

  • Le sujet du reportage : la fermeture prolongée de l’espace thermoludique de Caleden à Chaudes-Aigues, après un incident ayant révélé un problème de toiture.
  • La distinction essentielle : l’espace thermoludique était fermé ; les thermes accueillant les curistes restaient ouverts.
  • La mobilisation locale : Mathilde Jarlier identifiait Stéphane Chaudesaigues à la tête d’un collectif citoyen demandant une réouverture rapide.
  • L’enjeu pour le village : la fréquentation de l’espace thermoludique et ses retombées pour les commerces de Chaudes-Aigues.
  • Le financement public : le reportage rapporte les déclarations de Bruno Faure sur les 700 000 euros injectés sur le compte courant de Caleden.

Le reportage de Mathilde Jarlier dans L’Auvergnat de Paris

Le 22 janvier 2020, le séculaire journal hebdomadaire L’Auvergnat de Paris consacrait un long article à la fermeture du thermoludisme à Chaudes-Aigues. Son titre ? « La remise à flot de Caleden se fait attendre ».

La paralysie d’un des centres névralgiques de la commune

« Depuis seize mois, l’espace thermoludique de Caleden, à Chaudes-Aigues, a fermé ses portes. Une histoire qui a démarré par la chute d’une lauze du toit et qui, aujourd’hui, paralyse encore l’un des centres névralgiques de la ville ». Dès l’introduction, le ton est donné par le titre diffusé depuis les années 1880 sur Paris et l’Ile-de-France.

Pour Mathilde Jarlier, « c’est un peu la série à suivre dans le Cantal ». Avec un épisode pilote dont le pitch initial est ainsi synthétisé : « comment la chute d’une simple tuile de lauze peut avoir l’effet d’une vague déferlante sur la cité thermale de Chaudes-Aigues ».

« Depuis seize mois, le centre thermoludique de Caleden a dû fermer ses portes suite à cet incident qui a révélé une malfaçon au sein de la toiture », resitue la journaliste. « Si les thermes restent ouverts et n’ont pas subi de baisse de fréquentation (2 327 curistes en 2019, 2 313 en 2018), les conséquences de cette fermeture de l’espace thermoludique fragilisent la structure économique de Caleden, détenue à plus de 70 % par le département du Cantal et présidée par Didier Achalme, vice-président ».

Quid des Chaudesaiguois·es ?

Et les Caldaguès, dans tout cela ? L’Auvergnat de Paris en vient rapidement à eux. « Cette longue fermeture inquiète aussi les habitants de la petite ville », prévient Mathilde Jarlier. « Pour faire entendre leurs voix, un collectif citoyen s’est constitué, à la tête duquel on retrouve Stéphane Chaudesaigues, tatoueur de renom et organisateur du Festival du Tatouage de Chaudes-Aigues ».

« Leur demande : faire rouvrir au plus vite le centre thermoludique, dont les habitants sont privés depuis plus d’un an », résume l’article. « On nous a coupé le robinet d’eau chaude », m’exprimé-je dans le média. « Ici venaient 46 000 personnes par an ; ce sont 46 000 personnes qui faisaient vivre les commerces du village et c’est pour cela que nous nous sommes constitués : pour sensibiliser. Je vois mon village mourir ».

La justice s’en mêle

L’Auvergnat de Paris traite ensuite du pan judiciaire de la tristement tentaculaire affaire, rappelant que le département a saisi la justice pour demander réparation face à cette malfaçon. Bruno Faure, que nous avions interpellé en sa qualité de président du Conseil départemental du Cantal, s’exprime sur le sujet : « Nous avons pris la décision de fermer l’activité thermoludique pour des raisons de sécurité ».

Façade du palais de justice d’Aurillac, avec son fronton et ses colonnes.
Illustration du volet judiciaire évoqué dans le reportage de Mathilde Jarlier sur Caleden en janvier 2020.

« Le collectif soulève cependant le point suivant : aucun arrêté municipal ni préfectoral pour danger imminent n’a été déposé », signale Mathilde Jarlier. Et de reporter la valse des spécialistes missionnés sur les lieux : « Depuis cette fermeture, les experts ont défilé sur place, jusqu’à ce que le tribunal décide finalement de dépêcher le sien pour trancher sur les responsabilités de chacun ». Et maintenant ? « Depuis fin décembre, les Cantaliens sont en attente de l’avis de ce dernier », explique l’article.

Quel projet d’évolution pour le centre thermoludique ?

Mais des questions annexes viennent s’ajouter à ces d’ores et déjà colossaux enjeux. « Si la lenteur administrative fait partie du problème, le collectif soulève d’autres interrogations, notamment concernant le projet d’évolution du centre thermoludique », prévient la journaliste. À ce propos, j’évoque notamment que la couverture en lauzes qui était en place convenait totalement à l’architecture du pays ; or, désormais, on nous parle de bac acier et de toiture végétalisée.

Dans ce marasme, les assureurs non plus ne sont pas en reste. « L’idée d’un Plan Thermal, lancée avant l’incident, financé en partie par le Conseil régional, prévoirait non pas la réfection, mais un changement total de la toiture, voire de la charpente », écrit Mathilde Jarlier, en décodant : « Ce qui ne serait pas du goût des assurances, qui ont décidé d’attaquer en justice le centre thermal Caleden ».

2020 et un thermoludisme toujours clôt : la saison de trop ?

Pour L’Auvergnat de Paris, il existe un point commun entre les différents partis : « Des deux côtés, la volonté de voir rouvrir le centre thermoludique fait office d’urgence ». Dans ce contexte, Bruno Faure rappelle que « nous [le Conseil départemental du Cantal] avons déjà injecté 700 000 euros sur le compte courant de Caleden pour compenser la perte de chiffre d’affaires ». Pour l’homme à la tête du département depuis 2017, « des travaux pourraient être enfin engagés » une fois les responsabilités éclairées et tranchées par la justice. Il dit : « Le Plan Thermal existe toujours avec le projet de rénovation de l’hôtel et celui de retoucher la structure ; après, faut-il refaire d’abord la toiture ?… Le projet se dessinera. Une chose est sûre : ne serait-ce que pour des raisons financières, la priorité, c’est la réouverture, le plus vite possible ». Avant de conclure : « Nous sommes dans les starting-blocks ».

La fin de l’article ? « À Chaudes-Aigues, l’eau bout et attend de pouvoir revenir alimenter les bassins de la piscine, « qui, à force de rester vides et sans activité, risquent de présenter quelques problèmes à la remise en service », soulève Stéphane Chaudesaigues. Suite au prochain épisode ». Dans notre cité cantalienne, cette série a quand même des parfums de soap-opéra… et de saison de trop.

Entrée de Caleden à Chaudes-Aigues, avec des barrières et un panneau signalant la fermeture du thermoludisme.
L’accès au thermoludisme de Caleden fermé au public, dans le contexte de la mobilisation citoyenne relatée en janvier 2020.

Sources et documents sur Caleden en 2019 et 2020

Le reportage de Mathilde Jarlier du 22 janvier 2020, « La remise à flot de Caleden se fait attendre », est accessible sur Au cœur du CHR. Vous pouvez également consulter la copie PDF de l’article de L’Auvergnat de Paris conservée sur CAVD.

De la mobilisation pour Caleden à la transmission à Chaudes-Aigues

Ce reportage garde la trace d’une implication concrète dans la vie de Chaudes-Aigues. En 2020, Mathilde Jarlier me présentait comme tatoueur et organisateur du Festival du Tatouage de Chaudes-Aigues, engagé dans un collectif citoyen pour la réouverture du thermoludisme. Mon intervention portait sur l’activité du village et les conséquences de cette fermeture pour les commerces.

Cette préoccupation se prolonge dans « Partir, revenir, transmettre » : ma réflexion sur l’avenir de Chaudes-Aigues, publiée le 6 octobre 2026. Elle relie mon parcours, l’ancrage familial et la volonté de contribuer à un village où l’on puisse vivre, travailler et transmettre.

Avec Cécile, notre investissement dans Gourmet & Glouton à Chaudes-Aigues donne aujourd’hui une forme quotidienne à cet engagement. Le festival, la mobilisation citoyenne autour de Caleden et la restauration correspondent à des actions différentes, reliées par un même territoire et par la volonté d’y maintenir une activité.