Stéphane Chaudesaigues

Tatouage, gastronomie & terroir en Cantal – Le blog vivant de Stéphane Chaudesaigues

Coups de gueule : les polémiques en Auvergne et ailleurs


Il paraît que la colère est un péché capital. Pourtant, il paraît aussi qu’il en existe des saines. Je laisse chacun juger de la légitimité des réprimandes exprimées dans cet espace. Ici, je parle de ce que je vois : dans un village, dans un atelier de tatouage, dans une cuisine, dans un territoire qui avance tant bien que mal.

Contre les mentalités rétrogrades

Pour certains, le progressisme est un gros mot. Peu importe le sens qu’on lui donne – évolution sociale, justice, amélioration collective – le mot dérange, crispe ou fait lever les yeux au ciel.
Dans mon cas, c’est une tendance que je revendique. À mon échelle, aussi modeste soit-elle, je m’efforce de m’élever contre le conservatisme mal placé et les mentalités qui figent tout ce qu’elles touchent.

Si vous ne partagez pas mon opinion, exprimez-le dans les commentaires. Je lis tout, et je réponds. C’est aussi ça, la discussion.

Contre les silences qui mettent en péril

J’ai acquis, avec les années, une certitude simple : les choses vont toujours mieux lorsqu’elles sont dites. La communication fait partie de mes lignes de conduite, professionnellement comme personnellement. Parce que l’inverse m’horripile, j’essaie dans ce blog de dénoncer les mensonges par omission comme les duperies délibérées.

Se taire pour « éviter les vagues », c’est souvent pire que la vérité elle-même. Et si certains se réfugient derrière « cela va sans le dire », je préfère, comme le suggérait Talleyrand : « cela ira encore mieux en le disant ».

Contre les financements mal répartis

Le Festival du Tatouage de Chaudes-Aigues a été pour moi une expérience douce-amère.
Douce par tout ce qu’il a apporté au village : de la lumière, de la vie, du mouvement, du monde.
Amère par le manque de soutien financier des collectivités locales, alors que l’événement remplissait toutes les cases et profitait à tout le territoire.

Ce manque d’appui a précipité l’interruption du festival.
Le Cantal Ink n’est qu’un symbole parmi d’autres : financements incohérents, festivals qui s’essoufflent, commerces qui se battent seuls, projets utiles qui n’intéressent personne parce qu’ils ne rentrent pas dans une case.

Cette polémique n’est pas “auvergnate”. Elle est française.

Contre l’immobilisme dans le tatouage

Je continue de m’investir dans le tatouage, et je continue de dénoncer ses dérives.
Pourquoi n’existe-t-il aucun statut officiel pour les tatoueurs ?
Pourquoi laisse-t-on des cohortes d’auto-proclamés s’installer après une formation de 21 heures ?
Pourquoi les discussions sur des écoles d’État et des diplômes dérangent-elles autant ?

Ce blog sert à poser les questions, mais aussi à proposer des pistes, même si elles bousculent.


Ce qu’on voit aussi depuis un village : la politique du quotidien

Avec le temps, une autre évidence s’est imposée : le décalage immense entre les discours politiques et la réalité du terrain.

Depuis un atelier de tatouage, un restaurant, une salle de sport ou une rue de Chaudes-Aigues, la politique n’a rien d’un débat télévisé.
C’est une facture qui tombe mal.
Un médecin qui s’en va.
Un service public qui ferme.
Une norme incohérente qui complique tout.
Une taxe qu’on n’avait pas vue venir.
Une décision prise loin, très loin, mais dont on paie l’addition, ici.

Je ne suis ni militant, ni rattaché à un camp. J’écoute, j’observe, je travaille.
Parfois, certaines paroles – qu’elles viennent de droite, de gauche ou d’ailleurs – sonnent juste parce qu’elles décrivent ce que je vois réellement. Reconnaître une part de vérité ne revient pas à se rallier. Cela revient simplement à ne pas faire semblant.

Je ne fais pas de politique.
Mais j’en subis les effets.
Comme tout le monde.


Conclusion : parler, dire, dénoncer… pour continuer à avancer

Ce blog reste un espace libre. Un lieu où je parle du terrain, des failles, des décisions absurdes, des dérives du tatouage, des financements oubliés, des silences coupables et des contradictions d’un pays qui tient debout malgré lui.

Pas de posture, pas de drapeau, pas de camp.

Juste des coups de gueule honnêtes, forgés par l’expérience, le travail, et l’envie de voir les choses avancer.


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