Portrait de colistier : David Poulalion

Découvrez le portrait du huitième colistier accompagnant ma candidature aux élections municipales de Chaudes-Aigues : David Poulalion.

« C’est dans les années 20 que mon grand-père a traversé son Aubrac natal accompagné de son épouse et de leurs deux fils pour venir s’installer dans la grande ville de Chaudes-Aigues. Ils ont rapidement été intégrés à la population locale. Ils créeront ici un hôtel restaurant « La Chaumière » où il faisait bon de boire un coup les jours de foire, où « Chez Poulalion, tout est bon ».

Adrienne Charbonnier, certainement la plus belle fille du canton qu’on disait, et qui chantait et dansait au rythme de l’accordéon de son frère Charly du village voisin d’Espinasse, d’une bise, a charmé le fils de l’aubergiste.

Il faisait bon vivre dans les rues de Chaudes-Aigues, et malgré leurs déplacements professionnels, mes parents ne manquaient jamais de revenir au pays le plus souvent possible. Images de cartes postales de cette vie au village, on y vivait heureux, au chaud de ces sources d’eaux chaudes dont les veines arpentaient la ville et ses maisons.

C’est dans les années 60 que mes parents ont eu la possibilité de faire construire une petite maison sur le pré Saint-Michel. Une maison comme toutes les autres, mais une maison si différente pour moi.

Je passais toutes mes vacances à Chaudes-Aigues, entre jeux olympiques dans la piscine, mini-golf, jeux dans le Remontalou, chasse au dahu et autres parties de cache-cache dans les rues. Champignons et myrtilles dans le bois du Couffour, quelques coups de main pour faner à la ferme des cousins... Et en hiver, inventaire des clous et des vis, comptés un par un « Chez La Jeanette »...

Puis la vie m’a quelque peu éloigné de Chaudes-Aigues. J’ai vogué sur de nouvelles terres et sur de nouvelles mers. Entre poursuivre mes études supérieures et compétitions de planche à voile, ces passions m’ont permis d’apprendre sur moi, sur les gens qui m’entourent, sur mon environnement et sur les forces de la nature.

Plus tard, durant mes séjours professionnels aux États-Unis, mes horizons se sont ouverts. Marketing, management et création de sites internet m’ont permis de permis de prendre conscience de l’ampleur qu’allait prendre le devenir du monde d’aujourd’hui.

De retour, j’ai été choisi pour prendre la tête de la communication du plus grand circuit karting du monde à Perpignan, et j’ai aussi souhaité diriger ma propre agence de communication sur Toulouse, afin d’apporter conseils et créations artistiques aux entreprises.

Mais c’est en 2012 que tout a basculé. Cette date où j’ai décidé de reprendre possession de la petite maison adossée à la colline. Je revenais au pays pour de bon. Dans ce petit coin d’Aubrac logé entre Truyère fertile et plateaux arides. Reparti de zéro, j’ai toutefois créé un site de vente sur internet, et j’en suis fier. Mais surtout, je suis revenu sur la terre de mes aïeux.

J’ai aussi observé, souvent sans rien dire. J’ai vu les difficultés que rencontrait notre village. Au fil des jours, des mois et des années, j’ai constaté une chose majeure : les gens de Chaudes-Aigues ne sont pas au courant de ce qu’il se passe dans notre village, ils n’ont aucun repère quant à la vraie information qu’ils devraient entendre et comprendre. Alors, comme tout un chacun lorsque nous entendons des bribes, nous inventons, nous discutons entre nous, nous imaginons des histoires... sans fondement. En nous éloignant le plus souvent de la vérité. N’êtes-vous pas d’accord ?

Beaucoup m’apprécient, certains me contestent ; c’est certainement que je ne suis pas parfait, et tant mieux. Je suis simplement une personne qui souhaite le mieux pour tous, avec mon caractère, mes travers, mais surtout mes passions. Chaudes-Aigues me passionne, mais l’avenir de Chaudes-Aigues me préoccupe. Je suis un créateur dans l’âme, et je sais que ma mission est grande pour mettre en place une communication réelle.

En tant qu’élu, je serais là pour rendre l’information officielle, pertinente et non orientée. J’ai les outils pour agir, le recul pour prendre conscience de la tâche de travail, et la conviction d’y arriver. Je mettrais en place un système d’information moderne en utilisant les techniques nouvelles et les réseaux sociaux pour apporter l’information officielle en temps réel. Je m’emploierais hardiment à cette tâche et je me tiendrais à mes engagements.

Après tout, l’avenir devrait-il toujours être un long passé ? Ne pouvons-nous pas, nous élus et vous citoyens, former une équipe basée sur l’ouverture d’esprit et le partage des meilleurs choses qui nous animent ? Nous aimons notre village, ses habitants et son patrimoine. Demain, nous serons fiers de nos actes. L’aventure commence, l’aventure du nouveau Chaudes-Aigues s’inscrira dès 2020. »

Portrait de colistier : David Poulalion

© Photographie et vidéo : Thierry Marsilhac