Chaudes-Aigues : le changement ? Pas maintenant

Le dimanche 15 mars, les urnes ont parlé. Et le changement à Chaudes-Aigues, ce ne sera pas maintenant.

En revanche, nous ne pouvons que nous féliciter de cette mobilisation extraordinaire, au vu de la situation sanitaire actuelle. Plus de 80 % de participation, 45 candidats : ces élections auront eu le mérite de regrouper les Caldaguès en direction des urnes.

À l’issue de plusieurs heures de dépouillement, nous avons dressé un constat : celui que les habitants de notre belle commune ne souhaitent pas le changement que, de notre côté, nous jugions salutaire. Nous constatons, à la place, une préférence pour la continuité, et un goût pour l’attentisme face aux dossiers qui pénalisent notre économie.

Nous l’avons souvent répété, uniquement parce que c’est la vérité : les solutions, nous les avions, et nous savions comment les mettre en œuvre. Notre engagement sans limites a fait que nous connaissons les dossiers et, mieux encore, que nous pouvions être opérationnels dès le lendemain du 2nd tour – et qui sait, d’ailleurs, quand celui-ci surviendra.

Il n’en sera pas ainsi. À titre personnel, je le regrette, mais je salue une fois encore l’élan démocratique observé dans notre village, et je respecte le choix de chacun de ses habitants. Nous resterons bien entendu vigilants, car nos investissements et commerces en dépendent, et la concertation de tous les instants promise par la liste de M. Brousse n’est déjà plus de mise. Il aurait fallu de l’action et des décisions immédiates.

Je tiens encore une fois à féliciter les assesseurs et les scrutateurs, qui ont permis à ce vote de se tenir. Nous regrettons en revanche que les directives sanitaires n’aient pas été suivies lors du dépouillement, comme M. Molines en avait pourtant, et avec intelligence, formulé le souhait. Je déplore que le huis clos pour raisons sanitaires n’ait pas été enclenché ; comme en attestent les clichés de David Allignon, journaliste à La Montagne présent au moment du dépouillement, il y avait bien trop de monde pour la période de pandémie que nous traversons. J’espère, aujourd’hui, que personne n’en sortira malade.