Fermeture du thermoludisme : tous les événements depuis un an

 

Depuis une année maintenant, la fermeture du thermoludisme à Caleden est sur toutes les lèvres caldaguèses. Vous n’avez pas tout suivi ? Comme beaucoup, vous vous questionnez sur la réouverture de l’espace et, avec lui, l’avenir du village ? Découvrez :

  • nos attentes et nos espoirs pour la suite
  • la chronologie détaillée d’une année de fermeture du thermoludisme

 

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Nos attentes et nos espoirs après 1 an de fermeture

Que l’on parle du « dossier Caleden », de « l’incident de la lauze » ou encore du « cas thermoludisme », cette affaire fait parler. Mais malheureusement, parler n’est pas agir. Et c’est bien là que nous avons un problème : personne n’agit, tout le monde sait, tout le monde compatit, mais personne ne fait rien. Même localement, chez cette « élite » qui se délite et qui vit encore en pensant qu’elle a du pouvoir, on cache le dossier Caleden comme un mauvais secret de famille. Leur devise : « Chut, il ne faut pas en parler »…

 

Nos représentants politiques, ceux pour qui nous avons voté, sont en silence radio depuis plusieurs mois avec, de temps en temps, des articles laconiques dans lesquels ils tentent de raviver la flamme en nous faisant rêver sur des dossiers ou des financements qui, pour le moment, prennent la poussière dans les tiroirs… pour ne pas dire qu’ils sont quasiment enterrés.

 

MM. Achalme et Dolon, respectivement président et directeur de Caleden, l’un depuis 5 ans, l’autre depuis plus de 10 ans, ont eu l’air de découvrir le problème de la toiture du thermoludisme, que tout le monde ici connaît depuis l’ouverture du centre thermal en 2009. Comment ces personnes, qui sont aux manettes, peuvent dire comme Mme Charriaud (qui fait partie du conseil d’administration de Caleden depuis 5 ans) qu’ils ont hérité du dossier ? Au bout de 5 ans, on n’hérite plus d’un dossier, on ne découvre pas le dossier : on y a travaillé, on tente de développer, on améliore ce qui peut l’être, on change ce qui ne va pas.

 

Alors oui, on va nous parler de conjoncture difficile, de situation compliquée, de procédure judiciaire. Mais là, maintenant, au bout d’un an de fermeture, les experts judiciaires et autres ont vu, constaté, pris leurs mesures etc. Ils ne vont pas venir ad vitam aeternam sur le site de Caleden pour regarder les arbalétriers dans les yeux afin de décider à qui incombe la faute.

 

Il faut maintenant, et étant donné que l’assurance dommages-ouvrage a été enclenchée bien trop tard, que la direction de Caleden demande au juge à pouvoir effectuer les travaux, puisque dans un article paru dans la presse, M. Bruno Faure, président du Conseil départemental (principal actionnaire de Caleden) avait annoncé, lors de la conférence de presse du 7 février 2019, que le Conseil départemental ferait les travaux avant même d’avoir obtenu les indemnisations des assurances liées à la procédure judiciaire.

 

Devant cette apathie, pour ne pas dire indifférence, qui semble tenir nos dirigeants politiques, nous réclamons des actes, et que les travaux de réfection de la toiture soient engagés au plus vite afin que la saison prochaine, nous puissions tenter de recoller les morceaux de notre économie locale.

 

En effet, ces spéculations sur les grands travaux du Plan Thermal qui auraient englobé la réfection de la toiture nous ont fait perdre un an… Une année où la direction de Caleden reçoit son salaire alors que certains sur la commune ne se versent plus de salaire depuis de nombreux mois pour réussir à payer leurs charges.

 

Le dossier Caleden ressemble à un mauvais Dallas, où les riches et puissants écrasent les petits que nous sommes, sans état d’âme ni explication.

 

Nous proposons toujours qu’un expert passe pour solutionner et rouvrir au plus vite le thermoludisme. Le montant des travaux de réfection aurait été bien moindre que le coût de la perte d’exploitation dut à la fermeture.

 

Nous demandons que la direction de Caleden démissionne, tant Jean-Marc Dolon que M. Achalme, qui ont été au mieux négligents, au pire incompétents sur ce dossier.

 

Afin de ne pas perdre le peu qui a survécu à cette première année de fermeture en subissant les difficultés grandissantes d’une seconde année sans le thermoludisme, nous espérons que Bruno Faure prendra, comme Vincent Descoeur l’avait courageusement fait en son temps, la direction du centre thermal. Afin que nous puissions sortir de ce marasme sur fonds publics dans lequel tout le monde s’enlise…

 

Dans les détails : 1 an de fermeture de la partie thermoludique de Caleden

Étape par étape, revivez tout ce qui s’est passé depuis la fermeture du thermoludisme à Caleden en septembre 2018, mais aussi les mois ayant précédé cette fermeture.

 

→ Au printemps 2018, Caleden et le Conseil départemental présentaient au public le projet de restructuration de l’hôtel du Ban et du centre thermal Caleden, qui devaient s’inscrire dans le projet du Plan Thermal porté par le Conseil régional. La question qui se pose est : comment ont-ils pu présenter le projet au public sans avoir la validation financière du conseil d’administration de Caleden et, surtout, le financement total de ce projet ?

 

→ Peu après, en mai 2018, le projet de travaux est mis à l’ordre du jour du conseil d’administration de la SAEM. Ce projet sera « rejeté » par les membres du conseil d’administration de Caleden, car il dépasse de plusieurs millions l’enveloppe « prévue » pour le Plan Thermal. À ce jour et malgré de nombreuses demandes, nous ne savons toujours pas quels sont les nouveaux plans, et aucun permis de construire n’a été déposé. L’équipe d’architectes n’aurait-elle pas été payée ?

 

→ En septembre 2018, une lauze tombait de la toiture recouvrant le hall d’accueil de la partie thermoludique de Caleden.

 

→ La direction de Caleden mandatait un expert : M. Vigier, du cabinet Sylva Conseil (cabinet d’études devant travailler sur le futur Plan Thermal).

 

→ Cet expert, qui n’est pas un expert judiciaire, était mandaté pour mettre le site en sécurité et non pas pour rouvrir au plus vite en toute sécurité. Là aussi, pourquoi ne pas avoir immédiatement engagé l’assurance dommages-ouvrage ?

 

→ Cet expert se prononce pour une fermeture de l’entrée principale et de la partie thermoludique de Caleden.

 

→ La décision de fermer l’entrée principale et la partie thermoludique de Caleden est prise par M. Achalme, bien qu’il n’y ait pas eu d’arrêté de mise en péril établi par la mairie ou la préfecture.

 

→ Aucune information n’est transmise aux habitants, aux professionnels ou aux élus municipaux sur la durée de la fermeture ou la mise en place de travaux.

 

→ Des « échafaudages » annoncés comme étant mis pour mettre le site en sécurité sont montés. Échafaudages qui s’avèreront avoir été mis en prévision des travaux du futur Plan Thermal, et non pas pour des questions de sécurité. Là encore, qui a pris la décision de mettre ces échafaudages, et comment et par qui l’entreprise qui les a posés a-t-elle été payée ? Combien ont-ils coûté ?

 

→ La SAEM Caleden engage en octobre 2018 une procédure en référé contre les entreprises et la maîtrise d’œuvre ayant pris part au chantier en 2009.

 

→ L’association Chaudes-Aigues Village Développement (CAVD) envoie un courrier à la mairie de Chaudes-Aigues pour obtenir des informations concernant cette fermeture et sa durée. La mairie répond de voir avec la direction de Caleden.

 

→ CAVD envoie un courrier à la direction de Caleden pour connaître la durée de la fermeture et savoir pourquoi les copropriétaires de la résidence du Par ne peuvent pas avoir accès à leurs logements. Aucune réponse n’est adressée de la part de la direction de Caleden.

 

→ CAVD écrit au Conseil départemental, qui est le principal actionnaire de Caleden.

 

→ Le 10 décembre 2018 se tient la première d’une longue suite de réunions d’expertise sur le site de Caleden avec plus de 50 personnes (artisans, avocats, experts, assureurs, maitrise d’œuvre)… Mais bien évidemment, personne n’arrive à se mettre d’accord, sauf sur le fait que les manquements viennent de la gestion malheureuse du lieu depuis 10 ans. Les questions fusent au sujet de la procédure en dommages-ouvrage initiée en 2009 : où en est-elle ? Pourquoi aucuns travaux n’ont été faits pour éviter cette situation ? Pourquoi la perte d’exploitation n’est pas encore chiffrée ? Pourquoi la direction de Caleden dit ne pas avoir reçu la lettre de l’artisan couvreur de 2009 qui mettait en garde sur les problèmes de ventilation de la toiture telle qu’elle avait été réalisée ? Alors que dans le même temps, toutes les parties adverses sont en possession de cette lettre.

 

→ Toujours aucune réponse n’est adressée. CAVD demande qu’un autre expert puisse s’exprimer sur la possibilité d’une réouverture rapide, aux frais de l’association CAVD.

 

→ En janvier 2019, face au manque d’information, face au fait que le site de Caleden n’indique pas la fermeture de l’espace thermoludique, que quantité de visiteurs sont venus durant les vacances de fin d’année et ont donc trouvé porte close, que les professionnels locaux doivent répondre aux interrogations des touristes et bien souvent faire face à leur mécontentement, nous décidons de lancer une pétition et de faire un communiqué de presse.

 

La pétition est un franc succès : elle comptabilise quasiment 1 000 signatures en quelques semaines en ligne et sur papier.

 

→ Nous recevons un courrier du conseil départemental, nous donnant rendez-vous pour une entrevue avec M. Faure, le président du Conseil départemental depuis 2015, M. Achalme, le président de Caleden, en poste depuis 5 ans, et M. Dolon, le directeur de Caleden, en poste depuis plus de 10 ans. Le rendez-vous est fixé au 7 février 2019 à Caleden.

 

→ Nous nous rendons à Caleden pour apprendre avant même de nous asseoir que M. Achalme est irrité par nos actions. M. Faure nous dira que l’on peut tout se dire dans un bureau, mais qu’il ne faut rien dire dans la presse. M. Dolon, quant à lui, nous dira qu’il n’existe pas de copropriété entre Caleden et la résidence du Par, et qu’il n’existe aucun courrier daté de l’ouverture de Caleden de la part de l’artisan couvreur mettant en garde la direction de Caleden sur les problèmes à venir si des solutions ne sont pas trouvées pour améliorer la ventilation. Enfin, tous trois nous diront qu’ils n’étaient pas au courant d’un quelconque souci de toiture à Caleden. Ce qui devait sans doute être vrai, pour ce qui est de MM. Achalme et Faure ; mais qui n’était pas possible pour M. Dolon, qui avait engagé avec l’ancienne présidence de Caleden, l’assurance dommages-ouvrage en 2009, peu de temps après l’ouverture du centre, qui avait reçu la lettre de l’artisan couvreur, et qui devait comme tout le monde, voir la condensation importante visible depuis la salle centrale de Caleden !

 

→ Au même moment, une entreprise de couverture est à pied d’œuvre pour découvrir la toiture et enlever les lauzes, afin d’enlever du poids de la charpente et éviter un potentiel effondrement. Nous apprenons aussi que rien ne peut être décidé concernant cette toiture avant la fin de la procédure judiciaire concernant une réparation, réfection ou modification. Ils avaient en revanche omis de nous dire que M. Dolon avait, quelques jours auparavant, pris la décision de vendre les 540 m2 de lauzes sans accord du conseil d’administration de Caleden.

 

→ Nous apprenons lors de cette réunion qu’une conférence de presse en mairie doit avoir lieu juste après – conférence de presse à laquelle nous nous invitons…

 

→ Lors de cette conférence de presse, il est surtout sujet de positiver, en se projetant dans le futur Plan Thermal, annoncé comme devant commencer en septembre 2019 et étant chiffré à 5,7 millions d’euros de subventions. M. Achalme tente par tous les moyens de relativiser l’impact et la durée de la fermeture de Caleden, nous menaçant même de porter plainte contre nous si nous annoncions au minimum un an de fermeture dû au délai donné à l’expert pour faire son rapport, et au temps estimé de travaux. Le calcul était simple. Mais il faut positiver et arrêter les discours alarmistes. Ce à quoi nous répondons que pour positiver, il faut avoir les moyens de le faire, que certains professionnels sont pris à la gorge et qu’il ne faut pas confondre demander les informations qu’il refuse de nous donner avec un discours alarmiste.

 

→ M. Faure tente de nous rassurer en nous disant que le Conseil départemental fera faire les travaux de réfection de la toiture sans attendre les indemnisations des assurances liées à la procédure judiciaire en cours.

 

→ Nous commençons à investiguer sur le projet du Plan Thermal, dont nous ne connaissions que vaguement l’existence.

 

→ Nous faisons éditer une brochure d’information que nous faisons distribuer dans les boites aux lettres des habitants de Chaudes-Aigues.

 

→ Nous découvrons en avril que les lauzes qui ont été enlevées de la toiture ont été vendues en janvier par M. Dolon et cela, rappelons-le, sans avoir consulté le conseil d’administration de Caleden. Et cela, surtout quelques jours seulement avant le rendez-vous que nous avions eu avec lui le 7 février, où il nous précisait ne pas pouvoir faire quoi que ce soit sans avoir de décision judiciaire. Donc pourquoi vendre les lauzes ?

 

→ Nous écrivons à la mairie, au Conseil départemental, à la communauté de communes, au Conseil régional, ainsi qu’au Conseil européen pour connaître le budget de financement de ce projet.

 

→ Le Conseil régional, par l’intermédiaire de M. Nicolas Daragon et de M. Brice Hortefeux, nous répond qu’il y a bien 1 million d’euros de subvention qui ont été fléchés en 2017 et qui sont en attente de la finalisation de projet et du budget de financement. La commune, le département, la communauté de communes ou l’Europe n’ont pour le moment rien attribué.

 

→ Après recherches, nous découvrons aussi qu’en mai 2018, les plans du projet de restructuration de Caleden pour le Plan Thermal avaient été « rejetés » par le conseil d’administration de Caleden car ce projet architectural dépassait de presque 5 millions d’euros l’enveloppe nécessaire et estimée par le Conseil départemental et la direction de Caleden.

 

→ CAVD organise une réunion d’information sur la situation et la création de son bureau. Nombre de participants sont comme nous, et ne comprennent pas que l’on puisse, au bout de 10 ans seulement d’exploitation, se retrouver dans cette situation. Constatation est faite aussi que des promesses n’ont pas été tenues, comme un tarif préférentiel pour les habitants de Chaudes-Aigues pour l’accès au thermoludisme par exemple.

 

→ Après de nombreux courriers adressés tant au maire qu’au Conseil départemental ou encore au Conseil régional ou à la direction de Caleden pour demander la tenue d’une réunion de travail afin de plancher sur le problème de cette fermeture tous ensemble, la mairie et la direction de Caleden décident de la tenue d’une réunion publique d’information le 4 avril 2019 au cinéma à Chaudes-Aigues.

 

→ Cette réunion aurait pu être une parodie d’une pub pour le Canada Dry – elle avait l’allure d’une réunion publique, le nom d’une réunion d’information, mais ce n’était pas une réunion publique d’information. Ce ne fut qu’un long monologue, tant du maire M. Molines que de M. Achalme et de Mme Charriaud. Le maire a même fait venir les gendarmes pour tenter d’empêcher les journalistes de filmer la réunion, et avait annoncé dès l’ouverture qu’il n’y aurait ni question, ni débat. M. Dolon avait, quant à lui, mis en place une véritable cabale, en faisant venir une partie du personnel de Caleden et leur intimant de nous huer chaque fois que nous essayerions de parler. Les menaces ou les fausses informations avaient été bon train et ont fait penser aux salariés de Caleden que nous agissions contre eux, alors que notre action visait à les défendre eux aussi.

 

→ Lors de cette parodie de réunion d’information, M. Achalme a longuement égrené les « actions » faites depuis la chute de la lauze. Nous sommes donc bien au fait du nombre d’e-mails, de fax, de courriers envoyés par la direction de Caleden. En revanche, aucune information sur le début des travaux de réfection de la toiture du thermoludisme… On sait juste que le thermoludisme va rouvrir en 2020, même si on ne sait pas si c’est janvier ou décembre 2020. Aucune information non plus sur le début du Plan Thermal, sur des plans ni sur la vente des lauzes, et encore moins sur l’existence d’une copropriété entre la résidence du Par et la SAEM Caleden. Des copropriétaires, présents à cette ubuesque réunion de non-information, ont été très mal reçus par la direction de Caleden et les membres du Conseil municipal, principalement M. Dumazel qui, ne maitrisant pas le dossier, n’arrêtait pas de demander à ces copropriétaires ce qu’ils faisaient là, qu’ils n’avaient rien à dire…

 

→ Suite à cette réunion, un grand nombre de copropriétaires de la résidence du Par ont rejoint notre association. Rappelons que sans ces investisseurs privés, en 2009, le centre thermal transformé en SAEM n’aurait pu voir le jour et que nous aurions perdu la manne économique que le thermalisme représente.

 

→ Parce que nous n’avons pas été entendus, mais pire, parce qu’on a tenté de nous boycotter et de nous empêcher de nous exprimer et de poser les questions qui semblaient déranger, nous avons édité une deuxième plaquette d’information reprenant le dossier du début et posant les questions auxquelles la direction de Caleden refuse de répondre.

 

→ Nous avons donc réécrit aux politiques, à la direction de Caleden, à la mairie, à l’intercommunalité, au Conseil départemental et au Conseil régional afin de demander, encore une fois, à ce qu’un expert que nous aurions payé nous-mêmes puisse venir sur site et trouver une solution pour rouvrir au plus vite le thermoludisme.

 

→ Les copropriétaires ayant rejoint notre association et ne pouvant pas se rendre à la première assemblée générale, organisée à la demande du tribunal de grande instance d’Aurillac, entre la SAEM Caleden et la résidence du Par, nous ont sollicités pour les représenter lors de cette première AG en 10 ans. C’est lors de cette réunion et suite à nos contestations que la direction de Caleden et le Conseil départemental ont admis la nécessité de la création d’une entrée privative, afin de diminuer les frais et contraintes liés au fait qu’à l’heure actuelle, la résidence du Par est considérée comme un ERP (Établissement Recevant du Public).

 

→ Le 7 février 2019, lors de notre entrevue avec MM. Achalme et Dolon, l’un comme l’autre avait nié l’existence de cette copropriété. Une affirmation malheureuse qui démontre une méconnaissance et donc un manque de maitrise du dossier.

 

→ Lors de la deuxième réunion du collectif CAVD, le 7 mai 2019, nous avions quelques nouvelles à partager. Les membres de notre bureau ont été contactés par la cellule de renseignement de la gendarmerie d’Aurillac, qui s’intéresse fortement aux éléments que nous avons mis en lumière concernant les fonds publics et l’inertie des politiques concernant cette affaire. Nous savons aussi depuis peu que Bruno Faure a missionné le Directeur Général des Services (DGS) nouvellement nommé afin qu’il puisse être notre interlocuteur dans ce dossier.

 

→ Un membre de notre bureau a bien été reçu par le DGS M. Jean-Claude Etienne, qui nous a affirmé que le Conseil départemental avait décidé de 3 pans de travaux. Le premier, c’est la réfection de la toiture de l’espace thermoludique. Le second, ce sont les travaux du Plan Thermal : rénovation et agrandissement de l’hôtel du Ban, et création d’un spa prémium. Le troisième est la création d’une entrée privative pour les copropriétaires de la résidence du Par, qui sont pour le moment obligés de passer par l’entrée principale (fermée depuis un an) et qui sont donc sollicités pour partager les frais inhérents au veilleur de nuit pour accéder à leurs logements le soir.

 

→ Au printemps 2019, M. Achalme annonçait dans la presse que le Plan Thermal qui devait commencer en septembre 2018 puis septembre 2019 était repoussé à une date non encore définie

 

→ Nous avons continué durant l’été à demander des explications et nous avons surtout commencer à demander la démission de M. Achalme et de M. Dolon. Nous leur reprochons leur manque de maitrise du dossier à l’un comme à l’autre, leur volonté évidente de faire passer la réfection de la toiture de l’espace thermoludique dans le projet du Plan Thermal, d’avoir menti à tout le monde (les habitants, le personnel de Caleden, le conseil d’administration de Caleden et les conseillers municipaux) sur les dates et les chiffres et sur le projet du Plan thermal, et d’avoir manipulé les élus locaux et le personnel de Caleden. Celui qui est depuis toujours le fil conducteur du dossier Caleden, c’est M. Dolon, et nous pensons que c’est surtout lui qui a, durant toutes ces années, dissimulé la situation du centre thermal.

 

→ Une année s’est écoulée, et après avoir découvert tant de catastrophiques bizarreries, nous craignons dorénavant le pire pour ce qui est de la santé financière de Caleden et donc, de sa pérennité-même en tant que centre de cure.

 

→ CAVD a organisé une réunion le 12 septembre 2019, à laquelle était conviée la presse, pour faire le point sur cette année de fermeture, son impact sur le tissu économique local, l’emploi direct et indirect, l’amalgame qui a été fait entre les deux dossiers (la réfection de la toiture et le projet du Plan Thermal), la baisse de fréquentation touristique, et le mécontentement des curistes et touristes. Des curistes étaient là pour essayer d’avoir des informations et donner leur avis. Un monsieur de Lorraine a même fait une comparaison avec sa commune et la fermeture de la mine qui a fini de sinistrer leur région. Ils n’ont en plus pas été avertis lors de leur réservation de cure que l’espace thermoludique n’était pas ouvert.

 

→ Pour la première fois, en revanche, il y avait un représentant du conseil municipal et un représentant du Conseil d’administration de Caleden, là pour écouter nos conclusions et surtout nos propositions, mais à notre grande surprise, principalement pour découvrir le dossier sous une autre facette. Car des solutions, il y en a pour rouvrir au plus vite ce pan thermoludique, qui est le poumon économique de notre cité. Il faut surtout bien dissocier les deux dossiers et mettre la priorité à la réouverture du thermoludisme. Nous aurons toujours le temps de voir venir le Plan Thermal lorsqu’ils auront les budgets et subventions pour le mettre en route.

 

→ Aujourd’hui, alors qu’approche l’automne 2019 et qu’a commencé une nouvelle année sans thermoludisme, nous continuons à demander la démission de MM. Achalme et Dolon, qui ont été au mieux négligents, au pire incompétents dans leur gestion de ce dossier, et qui ont mis en péril la santé économique de la SAEM et de la ville. Nous prenons M. Faure au mot et lui demandons de mettre au plus vite les travaux de réfection en route, mais également de prendre la présidence de la SAEM Caleden, comme M. Descoeur l’avait fait en son temps en remplacement de M. Galtier et ce, pour sauver le centre thermal. À n’en pas douter, c’est ce qu’il faut faire une nouvelle fois !