Plus de 830 tatoueurs déclarés en Auvergne-Rhône-Alpes : l’ARS monte au créneau

Alors que plus de 830 tatoueurs sont officiellement déclarés en Auvergne-Rhône-Alpes, l’Agence Régionale de la Santé vient de lancer une campagne de communication pour inciter la population à la vigilance.

"Cafouillage" préféré à "grave infection"

"Cafouillage" (nom masculin familier) : Action ou travail désordonnés. Au mois de mars 2019, l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes usait d’un doux euphémisme en publiant le document "Pour un tatouage sans cafouillage !", code de conduite synthétique à destination à la fois des professionnels du tatouage et de leurs clients.

Si le PDF ne s’affiche pas, cliquez ici.

Un document pour les tatoueurs et pour les tatoués

Dans un document en deux parties, l’agence liste :

  • dans un premier temps les obligations des professionnels du tatouage
  • dans un second temps les trois étapes à connaître pour choisir son tatoueur, s’assurer qu’il respecte les règles d’hygiène, et prendre soin de son tattoo

Elle rappelle également que "conformément au code de la santé publique, les professionnels du tatouage y compris le maquillage permanent et du perçage corporel ont l’obligation de déclarer la création, la cessation et le transfert de leur activité auprès de l’Agence Régionale de Santé" et que "cette déclaration préalable doit être accompagnée d’une attestation de formation aux règles d’hygiène et de salubrité auprès d’un organisme de formation habilité".

L’ARS fait écho au code de déontologie souhaité par Tatouage & Partage

L’initiative de l’ARS intervient dans un contexte où les prestataires – légitimes ou pas – du tatouage attirent de plus en plus les regards des professionnels de la santé. Christian Berthod lui-même, pharmacien inspecteur de santé publique, alerte contre les professionnels qui cassent les prix, et rappelle que le tarif élevé des tatouages se justifie par un local aux normes, des encres agréées et une déclaration auprès de l’ARS.

Un signal d’alarme déjà lancé par l’association Tatouage & Partage, qui appelle toujours à la création d’un code de déontologie du tattoo… et qui semble plus que jamais dans l’air du temps.

Si le PDF ne s’affiche pas, cliquez ici.