Chaudes-Aigues exclue d’un projet européen sur l’innovation thermale

Au sein d’un programme européen, l’association Thermauvergne et 7 régions thermales étrangères participent à un vaste projet commun portant sur les questions d’innovation liées au thermalisme. Une initiative ambitieuse dont est curieusement absente Chaudes-Aigues, seule station thermale du Cantal.

L’échange d’expériences sur les questions d’innovation santé liées au thermalisme

Le 31 mars 2019, le journal La Montagne publiait dans son espace dédié au thermalisme, un article intitulé "L’Auvergne au cœur d’un projet européen sur les questions d'innovation" et consultable dans son intégralité en ligne. Le journaliste Rémi Pironin y rappelle le lancement, en juin 2018, d’InnovaSpa, initiative regroupant 8 régions thermales à travers l’Europe portées par une ambition commune : soutenir l’échange d’expériences sur les questions d’innovation santé liées au thermalisme.

L’Auvergne, étendard du thermalisme français

Si La Montagne revient sur la mesure, c’est parce qu’une délégation européenne de professionnels du secteur a été accueillie cette semaine en Auvergne dans le cadre de ce projet. La région est en effet l’étendard de son pays, au même titre que Savinjska en Slovénie ou Porto au Portugal. La présidente de Thermauvergne Danielle Faure-Imbert et le directeur Éric Brut se félicitent de cette coopération européenne, "prévue pour 4 ans et demi avec un budget de 1,35 million d’euros, dont 84 % financés par le Fonds européen de développement régional (FEDER)".

Au total, "8 visites d’études sont au programme, dont la première a eu lieu du 26 au 28 mars en Auvergne", indique Rémi Pironin. Éric Brut en précise les localisations : "Cette visite a permis aux professionnels du thermalisme européen de découvrir l’écosystème thermal régional et de visiter 3 villes thermales de notre région que sont Royat-Chamalières, Châtel-Guyon et Vichy".

Et Chaudes-Aigues ?

À la lecture de ce projet européen, notre question tient en 2 mots seulement : et Chaudes-Aigues ? L’ambition internationale de l’initiative doit être saluée, comme doit l’être le Plan Thermal 2016-2020 de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Mais qu’est-ce qui justifie que Chaudes-Aigues ne figure pas dans le projet ?

Les trois raisons qui font que Chaudes-Aigues manque au projet InnovaSpa

J’espère ne pas donner, avec ce coup de gueule, l’impression d’un chauvinisme irréfléchi ; ici, ma rhétorique s’appuie uniquement sur des faits :

  • le premier : Chaudes-Aigues abrite les eaux naturelles les plus chaudes de toute l’Europe, ce qui lui donne une place particulièrement prépondérante dans le thermalisme du Vieux Continent
  • le deuxième : ces eaux sont connues et réputées depuis l’Antiquité – l’Histoire, elle aussi, place le village sur un piédestal en la matière
  • le troisième, et non des moindres : Chaudes-Aigues est ni plus ni moins la seule station thermale du Cantal, l’un des départements constitutifs de la région Auvergne

Un appel au président de la région Auvergne-Rhône-Alpes et aux autres acteurs du dossier

Au vu de ce simple triptyque, il apparait évident que Chaudes-Aigues a toute sa place comme moteur de communication sur un tel projet européen ; un titre qui permettrait à la commune de jouir de bienvenus investissements, et de faire rayonner la région et le thermalisme à la française au-delà des frontières du pays. Une idée à laquelle nous espérons que Danielle Faure-Imbert, Éric Brut et même le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez sauront se montrer à l’écoute.

Photos : © Thierry LINDAUER