Pour ne pas rester les grands oubliés du département

Il y a des dossiers délicats et lourds de conséquences pour l’avenir de notre village.

Notamment celui du centre thermoludique de Chaudes-Aigues.

Le fait de s’adresser et demander des explications à la direction de Caleden, qui exploite notre eau chaude pour l’usage de leur activité, semble déformer la réalité pour la faire passer par le prisme politique.

Si le départ de Jean-Marc Dolon, jadis directeur du centre, ne nous laisse aucune autre latitude que de nous adresser à son PDG Didier Achalme, nous n’aurons pas plus de réponse à nos questions.

Presque 17 mois de fermeture n’annoncent rien de bon pour notre avenir, mais dessinent de plus en plus une farouche volonté de protéger des ambitions et des projets qui, ceux-là, sont réellement politiques.

Un Didier Achalme candidat aux élections municipales comme tête de liste sur la commune de Massiac, n’a bien évidement pas besoin d’une telle publicité.

Le voir poser aux côtés de notre président du département entouré de quelques panneaux limitant la vitesse et affichant la victoire de notre député Vincent Descoeur, annonce une campagne bien solidaire, loin de notre terrible situation.

Les élections municipales sont déterminantes, et précèdent les départementales.

Si le discours de M. Bruno Faure semblait en accord avec celui de notre président de région M. Laurent Wauquiez lors du partage des vœux à Saint-Flour, il sonne grinçant par le constat que nous, habitants de Chaudes-Aigues, pouvons faire concernant le dossier Caleden.

Il était sans doute plus facile de nous faire passer pour une forme d’opposition à une politique locale et départementale, alors que notre collectif ne s’adressait finalement qu’à la direction de Caleden.

Ces horribles raccourcis m’ont contraint à rencontrer M. Laurent Wauquiez pour lui rappeler que les actes doivent suivre les paroles, et qu’il ne fallait pas faire du dossier Caleden, une affaire politique.

Nous ne pouvons pas rester les grands oubliés du département, ni même ceux de la région, sans réagir.

Nous n’avons rien contre le Conseil départemental, ni même contre M. Achalme, et lui souhaitons le meilleur dans sa campagne.

Mais il aurait simplement été préférable de mieux se renseigner sur ce qui leur semblait, par facilité, être une « opposition » ; nous aurions sans doute perdu moins de temps.

Il est un fait malheureusement incontestable aujourd’hui, c’est qu’après 17 mois de fermeture du thermoludisme, personne ne peut annoncer une date de la reprise des activités ! Nous sommes loin des promesses d’une réouverture en 2020, d’un Plan Thermal à 5,7 millions d’euros, et d’une station thermale pleine nature, pleine santé...