«Le poumon économique de la ville»: ce qu’éludent Didier Achalme et La Montagne

Le dimanche 20 septembre 2020, le journal La Montagne dédiait un dossier aux thermes, « en cure de soins » suite à la crise de Covid-19. La journaliste Isabelle Barnérias donne la parole à Didier Achalme, président directeur-général de Caleden, dans un article titré « Le centre thermal de Chaudes-Aigues, "le poumon économique de la ville" ». Mais pour le collectif Chaudes-Aigues Village Développement (CAVD), le billet et surtout le PDG de la SAEM passent sous silence les véritables problématiques qui polluent l’entreprise depuis longtemps.

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Le Covid a bon dos

Le principal grief qu’invoque le collectif citoyen CAVD contre le directeur de Caleden, ce n’est ni plus ni moins de fuir les responsabilités qui sont les siennes. « On était fragilisé par la perte du thermoludique [fermé depuis plus de 2 ans], on l’a été encore plus avec le Covid », se lamente M. Achalme auprès du quotidien régional. Une présentation qui, pour l’association, manque d’honnêteté. « Rien dans la bouche de M. Achalme sur la procédure à rallonge que le PDG a initiée en décidant lui-seul de fermer la partie thermoludique de Caleden, alors que rien n’indiquait qu’un tel radicalisme était nécessaire », dénonce l’association.

« On verra sur quel axe on peut s’orienter »

Le paragraphe final a aussi de quoi faire grincer des dents les plus au fait du dossier. « On a lancé un appel d’offres pour trouver un directeur et après on verra sur quel axe on peut s’orienter », avance Didier Achalme. La Montagne embraye : « Deux pistes semblent privilégiées : étendre les indications de la cure dans un autre domaine thérapeutique et accroître l’offre bien-être dans un concept plus global et monter en gamme, "tout en gardant", assure [le directeur], "notre âme de station familiale" ». Allure de centre à l’abandon, difficultés à trouver un kinésithérapeute dans les temps, obligation de recourir à un appel d’offre pour trouver (enfin !) un nouveau directeur : CAVD liste les insuffisances de ces déclarations.

Le collectif appelle une nouvelle fois M. Achalme à reconnaitre les fautes qui lui incombent. « Prendre ses responsabilités et reconnaître ses torts pourrait être un bon début. Mais ces messieurs-dames de la politique n’ont jamais de compte à rendre, tout le monde le sait… » L’association interroge : « Jusqu’à quand va-t-on l’accepter ? ».