Une conférence de presse pour l’anniversaire de la fermeture du thermoludisme (Caleden)

Le jeudi 12 septembre 2019, Chaudes-Aigues Village Développement organisera dans la brasserie Coin d'Aubrac une conférence de presse à l’occasion du premier anniversaire de la fermeture du thermoludisme (Caleden). Pour l’association, c’est l’opportunité de revenir sur 12 mois de combat, de procédures, de mensonges aussi, et de tenter plus que jamais de faire entendre la voix d’habitants à bout de patience.

Un an depuis la fermeture du thermoludisme à Caleden : le résumé

Normalement, un anniversaire se fête dans la joie. Mais pas celui-là. Cela fait un an maintenant qu’une lauze (une pierre plate utilisée en couverture de bâtiments dans diverses régions comme le Massif central) est tombée de la toiture du pan thermoludique de Caleden et que son président, Didier Achalme, a pris la décision de fermer cette partie économiquement si importante pour la ville de Chaudes-Aigues. C’était au mois de septembre 2018.

Ce même Didier Achalme annonçait, le 7 février 2019, en compagnie du directeur de Caleden Jean-Marc Dolon, qu’une procédure judiciaire était en cours, mais qu’il ne fallait surtout pas annoncer ou parler d’une fermeture qui pourrait durer un an… Et pourtant, nous y voilà. Une année s’est écoulée, et l’association citoyenne Chaudes-Aigues Village Développement, née de cette crise, se serait bien passé d’avoir raison à ce sujet.

Pendant un an, une succession d’effets d’annonce

Malgré des menaces de plainte à notre encontre si nous parlions du dossier Caleden et des délais qui semblaient inéluctablement liés à la procédure judiciaire, malgré des effets d’annonce sur un Plan Thermal à plusieurs millions qui devait commencer en septembre 2018, puis septembre 2019, malgré le fait que M. Achalme ait annoncé que la partie thermoludique rouvrirait en 2020, malgré des simulacres de réunion d’informations, rien n’avance ni ne bouge. Les plus cyniques admireront la constance dans l’inertie.

On peut se demander pourquoi, après avoir investi plus de 10 millions d’euros il y a 10 ans, le département n’a pas pris plus soin de cet outil formidable, de cette manne économique que les Caldaguès leur ont confié, dont ils se sont privés, leur or liquide : l’eau chaude.

La raison pour laquelle l’assurance dommages-ouvrage n’a pas été enclenchée

Mais dorénavant, et suite aux diverses réunions d’expertise qu’il y a eu, on ne se demande plus pourquoi la direction de Caleden n’a pas enclenché l’assurance dommages-ouvrage. En effet, cette assurance qui, rappelons-le, si elle avait été enclenchée immédiatement, aurait permis de mener les travaux de réfection qui auraient donc permis une réouverture rapide du thermoludisme, n’a été mise en route qu’en avril 2019, soit bien trop tard pour éviter la situation économique catastrophique dans laquelle cette fermeture prolongée a plongé toute la ville.

Il est parfaitement regrettable que des calculs politiciens puissent mettre toute une ville, toute une économie en péril. Car c’est bien là que le bât blesse : cette assurance n’a pas été enclenchée car la direction de Caleden pensait englober les travaux de la toiture du thermoludisme dans les grands travaux du Plan Thermal. La preuve en est que les lauzes qui ont été enlevées de la toiture avaient, dans un premier temps, été vendues par M. Dolon, le directeur du centre thermal.

Cependant, comme le budget de subvention du Plan Thermal n’est toujours pas bouclé, que « seul » un millions d’euros, sur les 5,7 millions annoncés, ont été fléchés par le Conseil régional, qu’il n’y a toujours pas de plan ni de permis de construire déposé, la direction de Caleden va sûrement être obligée de faire marche arrière et de récupérer les lauzes face à la levée de boucliers des experts et avocats représentant les artisans et sociétés mises en cause dans la procédure judiciaire.

En effet, une réfection prise en compte par les assurances ne comprend pas de modifications de grande ampleur mais des réparations qui permettent la réouverture de la partie thermoludique.

Les lauzes qui valaient 2 millions

Quoiqu’il en soit, la réparation de la toiture aurait coûté moins cher (selon ces mêmes experts et artisans intervenant à la procédure judiciaire) que le montant de la perte d’exploitation de Caleden, et cela sans parler de la perte pécuniaire générale de la ville.

Les travaux de réfection, selon ces mêmes experts ou artisans, coûteraient moins de 400 000 euros alors que l’expert mandaté par Caleden chiffre ces travaux à 900 000 euros et annonce 1 million d’euros de perte d’exploitation…. C’est la lauze à 2 millions !

Nous craignons que les élus municipaux, le conseil d’administration et les employés de Caleden aient été trompés, car tout dans ce dossier est faux ou transformé par MM. Achalme et Dolon pour enjoliver la réalité : les chiffres, les dates, les réelles responsabilités de chacun…

Pourquoi nous demandons la démission de MM. Achalme et Dolon

Il faut sauver Caleden et, par ricochet, sauver l’économie de Chaudes-Aigues, ainsi que les futurs investissements qui pourraient arriver. Il faut le faire avec des gens compétents et investis, ce que n’est apparemment pas la direction de Caleden. À ce titre et pour sauver notre économie, nous demandons la démission de MM. Achalme et Dolon, qui ne maîtrisent pas leur dossier et ont depuis un an tenté de nous flouer tous, avec un positivisme déplacé et malvenu. Ils nous ont menti et cela ne doit plus durer.

Nous espérons que M. Bruno Faure, le président du Conseil départemental, qui est le principal actionnaire de Caleden, verra dans ce triste premier anniversaire, le moment d’intervenir et de faire le nécessaire pour que nous n’ayons pas à souffler une seconde bougie. Nous avons besoin d’actes et non plus de paroles, et il est le seul dorénavant qui puisse prendre la décision de faire avancer ce dossier et commencer les travaux.

Une conférence de presse pour porter la voix des Caldaguès

Le jeudi 12 septembre, l’association Chaudes-Aigues Village Développement accueillera les médias dès 10h à la brasserie Coin D’Aubrac, au 38 avenue Georges Pompidou à Chaudes-Aigues, pour une conférence de presse sur le sujet. L’enjeu : porter au plus grand nombre le désarroi dans lequel est plongée l’unique station thermale du Cantal, et présenter nos solutions.