Stéphane Chaudesaigues

Tatouage, gastronomie & terroir en Cantal – Le blog vivant de Stéphane Chaudesaigues

Le deuxième Festival du Tatouage de Chaudes-Aigues sera en couleur

jeudi 21 novembre 2013
Le deuxième Festival du Tatouage de Chaudes-Aigues sera en couleur

En 2013, l’association Tatouage et Partage a été reçue au Ministère de la Santé afin d’évoquer la réglementation des encres de tatouage et les conditions d’exercice du métier. Cette rencontre marque une étape importante dans le combat pour un statut clair et cohérent du tatoueur en France.


Le 12 décembre 2013, l’Association Tatouage et Partage, à la demande du Sénateur-Maire Pierre Jarlier, a été reçue au Ministère de la Santé par Jérôme Salomon, conseiller chargé de la sécurité sanitaire auprès de la Ministre Marisol Touraine, ainsi que Gabriel Attal.

En tant que président de Tatouage et Partage, j’ai pu présenter nos doléances concernant les encres de tatouage, mais aussi évoquer plus largement les conditions d’exercice du métier.

Cette rencontre s’inscrit dans une réflexion plus globale sur le statut du tatoueur en France.


Des demandes justifiées

Nous reconnaissons l’importance d’une législation protégeant les personnes désireuses de se faire tatouer.

Il est indispensable que les fabricants d’encres fassent preuve de transparence quant à la composition de leurs produits et que leur étiquetage soit conforme au règlement CE 1272/2008.

Cependant, les arrêtés du 6 mars 2013 et du 6 février 2001 posent question dans leur application concrète et leur cohérence avec la réglementation communautaire.

Nous avons demandé confirmation qu’il s’agissait bien de listes négatives (substances interdites), et non d’une liste positive exhaustive.


La question des encres couleur

Le débat autour des encres couleur a cristallisé les tensions.

Tatouage et Partage a défendu une position claire : certaines substances utilisées depuis longtemps dans les encres doivent pouvoir faire l’objet d’études d’innocuité dans les conditions spécifiques du tatouage.

Cette mobilisation et ses suites sont détaillées dans C’est officiel : le tatouage en couleur est sauvé.

Il ne s’agissait pas d’opposer sécurité sanitaire et pratique professionnelle, mais de trouver un équilibre réaliste.


Associer les professionnels aux décisions

Tatouage et Partage a demandé à être associé aux travaux menés sur le tatouage dans les commissions et groupes d’experts.

Nous sommes des praticiens de terrain. Nous connaissons la réalité du métier.

La défense d’un cadre cohérent passe aussi par un projet structurant présenté dans Projet d’obtention du statut d’artisan tatoueur.


Le statut d’artisan tatoueur

Aujourd’hui encore, le statut du tatoueur reste flou.

Formation hygiène de trois jours, simple déclaration en préfecture : les exigences sont dérisoires au regard des responsabilités.

Nous demandons :

  • une formation par apprentissage
  • un diplôme reconnu
  • une reconnaissance claire du statut d’artisan

Cette nécessité de revenir aux bases du métier est développée dans Revenir aux fondamentaux du tatouage français.


Une profession en quête de cohérence

Il existe une disproportion entre le régime de précaution sur la composition des encres et les risques sanitaires liés à de mauvaises pratiques par des personnes mal formées.

Tatouage et Partage ne s’oppose pas à la réglementation.
Nous demandons une réglementation cohérente.


Mise à jour – Mars 2026

Le débat sur le statut du tatoueur et la réglementation des encres n’est pas clos.

Les échanges avec les institutions ont montré qu’un dialogue est possible lorsque les professionnels sont considérés comme des interlocuteurs légitimes.

Le combat pour un cadre clair, une formation structurée et une reconnaissance artisanale reste central pour l’avenir du tatouage en France.