Un molossoïde aux allures de Premier ministre anglais

Un air de molossoïde que l’inconscient collectif pourrait facilement associer au visage de Churchill.

Le dogue de Bordeaux ne peut pas laisser indifférent, c’est un molosse au regard tendre, j’ai souvent pensé que nous pourrions nous entendre, s’il nous fallait agrandir la famille. Un bel exercice avec ce portrait, la photo de référence était belle, et la peau d’Alexandre au top. Un client partagé avec un tatoueur que j’apprécie vraiment, Fab Onirik, installé à Solignat. J’ai pu contempler le très beau travail qu’il a pu réaliser, sur Alexandre, une pensée à Fab et à sa famille, qui étaient présents au Cantal Ink.

La photo du tatouage cicatrisé nous laissera apprécier les différentes valeurs de gris, le travail d’ombrage. Le résultat après 6 heures de travail est bien trop foncé, l’irritation et la rougeur de la peau assombrissent le résultat.

Une seconde séance est parfois souhaitable, elle permet de renforcer certaines nuances ou même de rehausser les lumières. Faire de longues séances poussent à essayer de terminer le tatouage au plus tôt, sans perdre de temps, avec comme souvent la résistance de notre client à la "brûlure".

Tatouage chien : un dogue de Bordeaux signé Stéphane Chaudesaigues

Après plus de 30 années à tatouer, la frustration reste la même, toujours aussi déconcertante... On s’acharne à maintenir un cap, un niveau de concentration qui permettra "d’espérer" réussir la "mission", et quelques minutes après avoir posé le démographe, déjà les adieux.

Étrange sensation, un retour au calme, le travail est payé, il reste néanmoins un sentiment de solitude... Une privation du travail réalisé, alors que nous partageons tellement, le temps d’un tatouage.

À bientôt pour les retouches.