Stéphane Chaudesaigues

Tatouage, gastronomie & terroir en Cantal – Le blog vivant de Stéphane Chaudesaigues

Pour L’Auvergnat de Paris, Chaudes-Aigues « commence à croire en son avenir »

mercredi 15 août 2018
Pour L’Auvergnat de Paris, Chaudes-Aigues « commence à croire en son avenir »

En juillet 2018, Jean-Michel Déhais consacrait dans L’Auvergnat de Paris un reportage à la transformation touristique de Chaudes-Aigues, dans le Cantal. Intitulé La mutation de l’offre porte ses fruits, cet article évoquait Caleden, la gastronomie de Serge Vieira et le Festival du Tatouage que j’organisais avec Cécile. Le journaliste me présentait comme « un des acteurs majeurs du village », en évoquant mon activité de tatoueur, mon implication locale et mon projet de restaurant.

Repère historique : cette revue de presse a été publiée le 15 août 2018. Les situations, projets et ambitions rapportés dans le texte correspondent à cette période.

Le journal L’Auvergnat de Paris s’est intéressé à Chaudes-Aigues. Pour lui, la petite cité cantalienne « n’a plus l’image d’un village de cure » et « la reconversion de l’activité vers la remise en forme, puis l’arrivée de Serge Vieira et du Festival du Tatouage ont donné un nouvel élan touristique au village, qui commence à croire en son avenir ».

Ce que le reportage soulignait en 2018

  • La transformation du village : Jean-Michel Déhais décrivait une diversification touristique autour du thermalisme, du thermoludisme, de la gastronomie, du tatouage et des loisirs.
  • Notre contribution avec le festival : le Festival du Tatouage que j’organisais avec Cécile était cité parmi les moteurs du nouvel élan touristique de Chaudes-Aigues.
  • Mon investissement sur place : le reportage évoquait mon salon Graphicaderme, la maison du docteur Pierre Raynal et le restaurant que je préparais alors.
  • Le regard du journaliste : sa formule, « un des acteurs majeurs du village », reconnaissait le chemin parcouru et m’encourageait à poursuivre.

L’Auvergnat de Paris, la bible des bougnats

Pour tous les bougnats – appellation donnée aux Auvergnats de Paris, les immigrants montés massivement vers la capitale depuis l’Auvergne à partir de 1850 pour fuir la crise agricole –, l’hebdomadaire L’Auvergnat de Paris est une institution. Créé le 14 juillet 1882, il est diffusé sur la Ville-Lumière et dans toute l’Ile-de-France. Sa devise, dont la formulation a changé depuis mais dont l’esprit reste intact : « Du Massif central et fier de l’être » !

C’est ce journal qui, au mois de juillet 2018, s’est penché en détails sur le village de Chaudes-Aigues. Dans un article baptisé La mutation de l’offre porte ses fruits, Jean-Michel Déhais explore la petite commune cantalienne et extirpe quelques-unes des caractéristiques qui font sa moelle.

Les premières lignes de son portrait peignent un tableau aux parfums pessimistes. « Le temps où les curistes se pressaient dans le village cantalien pour bénéficier des vertus thérapeutiques de ses eaux chaudes appartient à l’Histoire », assène le journaliste, avant de tempérer : « Ils n’ont pas totalement déserté les thermes, mai sont moins nombreux ». Mais pour Jean-Michel Déhais, le cas Chaudes-Aigues est celui d’une mutation bien plus que d’une extinction : « En revanche, la remise en forme proposée depuis quelques années, avec l’appui du conseil départemental, par Caleden, un complexe thermal et thermoludique, rencontre un succès croissant ». Pour l’hebdomadaire, « Chaudes-Aigues a appris, au fil des années, à attirer des touristes plutôt que des curistes« .

Les forces motrices du renouveau à Chaudes-Aigues : la gastronomie…

L’article de L’Auvergnat de Paris liste les moteurs de cette transformation salutaire. Parmi eux figure  en bonne place Serge Vieira, le « Bocuse d’or 2005 [qui] a vite rapporté deux étoiles Michelin à son restaurant » et qui, manifestation parmi d’autres des ambitions du village, « ne désespère pas un jour d’obtenir un troisième macaron ». D’ici là, le cordon bleu a largement de quoi s’occuper, puisqu’il vient d’ouvrir un nouvel établissement en plein centre de Chaudes-Aigues, plus accessible côté table et mieux fourni côté chambres.

… et le tattoo

Le panorama dressé par L’Auvergnat de Paris rend aussi hommage à un village « marqué par le tatouage ». « D’édition en édition, les Caldaguès avaient pris goût à cette manifestation », écrit Jean-Michel Déhais pour parler du Festival du Tatouage de Chaudes-Aigues et du premier été sans Cantal Ink. Mais comme le rappelle le journaliste, « l’organisateur, Stéphane Chaudesaigues, qui a renoncé cette année, n’aurait peut-être pas dit son dernier mot ».

Des mots qui stimulent et qui poussent à se dépasser

Les mots choisis à mon égard par Jean-Michel Déhais sont un encouragement à poursuivre les efforts que j’ai entrepris aux côtés de mon épouse Cécile et de celles et ceux qui nous ont soutenus, pour exploiter tout le riche potentiel de Chaudes-Aigues. « Il est devenu un des acteurs majeurs du village », juge le journaliste. « Il a pris possession d’une prestigieuse maison, celle du Dr Pierre Raynal, ancien député maire. Surtout, il détient à Chaudes-Aigues un des salons de tatouage à l’enseigne Graphicaderme, qu’il est actuellement en train de franchiser en France. Enfin, le célèbre tatoueur est en train de créer un restaurant dans le centre du village« .

À Chaudes-Aigues, une mutation qui donne des ailes

Si L’Auvergnat de Paris consacre une place de choix à la gastronomie et au tatouage dans Chaudes-Aigues, il n’en oublie pas moins un nouvel acteur qui, lui aussi, apparaît comme l’un des nouveaux muscles du développement caldaguès : le loisir sportif. La discipline semble déjà s’être trouvé un leader officieux en la personne de Berthou qui, dans le village, a inauguré le 7 juillet 2018 un nouveau parcours d’accrobranche pour distraire les vacanciers. Alors, elle est pas belle cette mutation de notre beau village ?

De 2018 à aujourd’hui : une implication dans la durée

Ce reportage de 2018 constitue un repère dans mon parcours à Chaudes-Aigues. Jean-Michel Déhais y associait mon implication au Festival du Tatouage, à Graphicaderme et à un projet de restaurant. Il décrivait des actions concrètes, inscrites dans la vie et l’activité du village.

En janvier 2020, une autre journaliste de L’Auvergnat de Paris, Mathilde Jarlier, revenait sur mon engagement local à travers son reportage sur la fermeture du thermoludisme de Caleden et la mobilisation citoyenne pour sa réouverture. L’enjeu était alors de défendre un équipement dont la fréquentation contribuait à faire vivre les commerces de Chaudes-Aigues.

Avec Cécile, notre investissement dans Gourmet & Glouton, notre restaurant à Chaudes-Aigues, prolonge aujourd’hui cet engagement par une activité quotidienne au cœur du village. Le projet de restaurant évoqué dans le reportage de 2018 s’inscrit dans cette continuité : accueillir, travailler sur place et contribuer à la vie de Chaudes-Aigues.

Dans « Partir, revenir, transmettre : Chaudes-Aigues ne peut pas vivre sous cloche », publié le 6 octobre 2026, je développe cette réflexion sur l’ancrage familial, le travail et la transmission. Ces archives de presse donnent à cette réflexion une profondeur historique : notre implication dans le village s’est construite au fil des années, à travers le tatouage, l’organisation d’un festival, la mobilisation citoyenne et la restauration.

Photographies : Jérôme Mauraisin

Référence du reportage original

Auteur : Jean-Michel Déhais.
Publication : L’Auvergnat de Paris.
Titre : La mutation de l’offre porte ses fruits.
Période : juillet 2018.
Publication de cette revue de presse : 15 août 2018.