Galerie photos – Une histoire du tatouage personnel

Galerie photos de quelques tatouages que j’ai pu réaliser.
J’ai toujours été fasciné par ces marques bleues sur le corps. Celles qui ressemblaient à des taches plus qu’à des dessins.
Déjà dans mon entourage, petit enfant, elles semblaient chargées d’une histoire qui s’inscrivait dans le non-dit.
Impossible d’en savoir plus sur ces marques, souvent associées à une forme de pénitence, de repentir, mais aussi au milieu carcéral et forcément à un passé que l’on voulait parfois effacer.
C’est peut-être là que commence ma propre histoire du tatouage.
Le tatouage comme mémoire
Quarante années ont passé depuis la découverte de cette tête de cheval, bleue plus que noire, tatouée sur l’avant-bras d’un de mes grands oncles.
L’armée.
La guerre.
La prison.
Les camps.
Une autre vie qu’il ne me racontera pas. Les hommes de cette époque ne parlaient pas aux enfants.
Mais mon imagination avait matière pour me porter dans l’illusion de moi-même, un jour, porter des tatouages.
Je serais sans doute fort comme mon grand oncle quand je serais grand, et j’aurais moi aussi quelques secrets à cacher derrière un peu d’encre.
Le temps a passé. Cette fascination pour le tatouage et ce qu’il véhicule ne m’a jamais quitté.
Aujourd’hui encore, et depuis presque trente ans que je les fabrique, j’ai essayé d’y apporter davantage de sensibilité, d’harmonie et parfois un concept plus abouti.
Ce travail sur la lisibilité, la construction et la durabilité, je l’ai détaillé dans Revenir aux fondamentaux du tatouage français.
Le symbole avant le beau
Le tatouage aujourd’hui est mieux accepté dans notre société et pourrait nous donner l’impression d’une certaine dérive.
Ce que je pourrais en dire maintenant, alors que je porte mon premier tattoo depuis mes onze ans, c’est qu’il reste subjectif et personnel.
Le beau, l’artistique, le conceptuel ne pourra jamais remplacer le symbole, qui lui restera tout puissant.
Un tatouage n’a pas besoin d’être beau pour remplir sa fonction.
Il nous ramène au besoin de la marque nécessaire dans sa chair.
Pour découvrir l’univers actuel du tatouage à Avignon, les styles proposés et l’évolution du métier, vous pouvez consulter la page dédiée.
Et pour comprendre comment cette pratique s’inscrit aussi dans un territoire comme l’Auvergne, l’article Graphicaderme, notre nouvel atelier de tatouage pose le contexte.
Lieux & contact – Chaudes-Aigues
Graphicaderme – Studio de tatouage
6 rue Notre-Dame d’Août
15110 Chaudes-Aigues
Le studio de tatouage est implanté au cœur de Chaudes-Aigues et reçoit principalement sur rendez-vous.
Téléphone : 04 71 20 20 00
E-mail : stephane@graphicaderme.com
Pour connaître les jours de présence au studio de Chaudes-Aigues ainsi que les périodes d’ouverture, consultez l’Agenda tatouage – Rouvre ses portes.




























































