Dernière minute : le reportage de France 3 à Chaudes-Aigues juste avant les municipales

Le 12 mars 2020, à quelques jours du 1er tour des élections municipales, France 3 Auvergne-Rhône-Alpes a posé ses caméras à Chaudes-Aigues, théâtre d’une « campagne animée » selon la journaliste Delphine Cros.
Le lien de replay initial sur France.tv étant instable (et souvent indisponible avec le temps), voici une alternative qui permet d’accéder au contenu : Voir le replay via la publication Facebook . Une reprise est également disponible ici : Article CAVD lié au passage de France 3 .
Ce que montre ce reportage
Le reportage montre, s’il en était encore besoin, la chape de plomb qui entoure notre village. Il ne faut parler de rien, il faut attendre que les choses se fassent, se passent, que les gens qui sont motivés, qui investissent et qui s’investissent baissent les bras.
Isolement, boycott et dénigrement
Cette technique, utilisée depuis toujours, d’isoler, de boycotter, est couplée avec la naissance de rumeurs, de poèmes, de médisances. Cette vidéo montre encore une fois qu’étant donné qu’il n’y a rien à dire sur le fond du problème, on s’escrime à tenter de dénigrer la forme.
Au lieu de profiter de cette caméra pour mettre en lumière les problèmes que traverse notre cité, on va s’arrêter sur le fait que le débat n’était pas bien organisé ou qu’il fallait des journalistes… Mais journaliste, il y aurait eu, puisque c’est France 3 même qui devait animer le débat.
Ils auraient su, s’ils avaient voulu participer
Les deux autres colistiers et leur éminence grise l’auraient su s’ils avaient voulu y participer et cherché à en savoir plus. Mais ce n’est pas la façon dont le débat se serait déroulé qui leur faisait souci ; c’était bien le fait que ce débat aurait mis en avant le vide abyssal de leur connaissance des dossiers et de leurs solutions aux différents enjeux majeurs que nous traînons depuis plus de 17 mois.
Pour remettre les pendules à l’heure
Nous n’avons convoqué personne. Nous avions proposé 10 dates possibles entre la fin des inscriptions des candidats en sous-préfecture et le premier tour du scrutin, à la mairie. C’est la commune qui nous a imposé le 12 mars comme seule date possible pour l’organisation d’une réunion. Nous avons donc, à la demande des journalistes, invité les deux autres têtes de liste et leurs colistiers à y participer. Rien de plus, et rien de moins.
Ce que cela révèle
Mais le plus important dans ce reportage, hormis le fait que personne dans les autres listes n’a voulu parler devant les caméras, est que cela a mis au grand jour ce que tout le monde savait. Autrement dit, qu’une seule et même personne est derrière les deux listes : l’homme au chapeau, celui qui n’a jamais accepté d’avoir perdu la mairie, celui qui n’a jamais réussi à obtenir un siège au conseil général car il dormait aux réunions, celui qui a été nourri, logé, blanchi en étant à la direction de Caleden pendant des années et qui doit avoir sacrément peur qu’on y découvre quelque chose pour organiser deux listes entières afin de nous faire barrage, en lieu et place de programmes.
Vous reconnaîtrez tous le fabuleux Mazarin dans son habit rouge qui, à son habitude, préfère agir dans le dos plutôt qu’en face-à-face. La collusion entre les deux listes, que nous connaissions, ne fait plus aucun doute.
Continuer, élus ou non
Ne vous y trompez pas : cela ne nous découragera pas, bien au contraire. Nous détestons tous l’injustice, le boycott et l’omerta, et nous continuerons à nous battre contre cela. Élus, ou non.
En revanche, si vous choisissez de nous élire, nous pourrons réellement aider notre cité à se relever, à avancer et à se développer.
Aidez votre ville : votez pour ceux qui veulent la sauver.
Pour aller plus loin
Ce reportage s’inscrit dans une logique plus large : tenir un lieu, tenir une ligne, et continuer à exister malgré le bruit. La suite et le socle sont ici : Au cœur du village : tenir un lieu .
Parce que le village se trouvait à quelques jours du premier tour des élections municipales de 2020, dans un contexte local tendu. Le reportage visait à montrer une campagne qualifiée d’« animée », révélatrice de dynamiques politiques et humaines bien plus profondes qu’un simple scrutin.
Il met en lumière un climat d’omerta, de blocage et de non-dialogue qui dépasse largement la période électorale. Plus qu’un débat politique, il révèle une difficulté chronique à parler des sujets de fond qui concernent l’avenir du village.
Parce que toute tentative de discussion ouverte est souvent détournée vers des querelles de forme, des rumeurs ou des attaques personnelles. Le fond des dossiers est évité au profit d’un affrontement stérile.
Non. Plusieurs dates ont été proposées dans un cadre officiel. Une seule a été retenue par la mairie. Les autres listes ont été invitées à participer à la demande des journalistes, sans contrainte ni mise en scène.
Le reportage laisse apparaître une réticence à exposer publiquement l’absence de propositions concrètes et de vision structurée sur les enjeux majeurs du village.
Il critique un fonctionnement, une méthode fondée sur l’isolement, le discrédit et la peur du débat. Les figures évoquées sont des symboles d’un système de verrouillage ancien, pas des attaques personnelles gratuites.
Les médias jouent ici un rôle de révélateur. Ils ne créent pas les tensions mais les rendent visibles. Encore faut-il accepter cette mise en lumière et s’en saisir pour ouvrir un dialogue constructif.
Parce que ces mécanismes empêchent les initiatives, découragent celles et ceux qui investissent temps, énergie et argent, et finissent par figer le village dans l’immobilisme.
Non. Le combat décrit dépasse l’enjeu d’une élection. Il s’agit d’une posture de long terme : défendre la transparence, la parole libre et l’intérêt collectif, élus ou non.
Que le village ne pourra avancer qu’en acceptant le débat, la contradiction et l’engagement sincère. Se taire, attendre ou discréditer ne produit rien. Construire, oui.
