Loïc Ballet à Chaudes-Aigues : bien plus qu’une histoire d’eau chaude

Lorsque l’on évoque Chaudes-Aigues, les conversations commencent souvent par la même question.
Est-il vrai que l’on peut cuire des œufs dans l’eau de la Source du Par ?
La réponse est oui.

Mais lorsque Loïc Ballet est venu préparer son reportage pour Télématin, il est rapidement apparu que le sujet dépassait largement cette simple curiosité.
Car à Chaudes-Aigues, l’eau chaude n’est pas seulement une particularité géologique.
Elle est à l’origine d’une histoire, d’un mode de vie et d’un territoire qui se sont construits autour d’elle depuis des siècles.
Pour découvrir les coulisses du tournage, le déroulement de la journée, la préparation du chou farci, les œufs de la Source du Par et l’accueil de l’équipe de Télématin chez Gourmet & Glouton, vous pouvez également lire :
Une source qui raconte bien plus que sa température
Avec ses 82°C à l’émergence, la Source du Par est considérée comme la source naturelle la plus chaude d’Europe.
Cette caractéristique attire depuis longtemps les visiteurs.
Pourtant, ce qui rend cette source véritablement exceptionnelle ne se résume pas à sa température.
Son histoire est intimement liée à celle du village.
Pendant des générations, les habitants ont utilisé cette eau chaude pour se chauffer, travailler, cuisiner ou accomplir certaines tâches du quotidien.

Aujourd’hui encore, elle demeure au cœur de l’identité de Chaudes-Aigues.
Pour comprendre cette singularité, il faut également se pencher sur une histoire souvent méconnue.
👉 Chaudes-Aigues était la première ville au monde avec un système de chauffage par géothermie
Les archives du quartier du Par
Au cours du tournage, plusieurs cartes postales et photographies anciennes ont été présentées à Loïc Ballet.
Certaines montrent des habitants venant chercher de l’eau directement à la source.
D’autres témoignent de la vie quotidienne dans le quartier du Par au début du XXe siècle.
L’une des plus marquantes représente plusieurs bouchers travaillant devant la source.
À leurs pieds, des cochons sont en cours de préparation.

Cette photographie rappelle que l’eau chaude était alors utilisée pour échauder, nettoyer et préparer les animaux destinés à l’alimentation.
Avant de devenir un sujet de reportage ou un élément du patrimoine thermal, la Source du Par était avant tout une ressource utilisée quotidiennement par les habitants.
Ces archives racontent une réalité simple : la source faisait partie de la vie du village.
Ce que Loïc Ballet est venu découvrir
Les œufs cuits grâce à l’eau thermale attirent naturellement l’attention.
Ils constituent probablement la démonstration la plus connue de Chaudes-Aigues.
Pourtant, ils ne représentent qu’une petite partie de l’histoire.
👉 Comment cuire un œuf grâce à l’eau de la Source du Par à Chaudes-Aigues
Cette expérience fascine les visiteurs parce qu’elle permet de voir concrètement l’effet de cette chaleur naturelle.
Mais elle raconte surtout la permanence d’un phénomène utilisé depuis des siècles.

Au fil du tournage, les échanges ont rapidement dépassé la simple démonstration.
Il était question d’histoire locale, de transmission et de mémoire.
Le thé d’Aubrac, la montagne et l’eau chaude
Parmi les séquences tournées durant cette journée figure également la préparation du thé d’Aubrac.
Ou plus exactement de cette plante emblématique que beaucoup considèrent davantage comme une infusion.
Préparée avec l’eau de la Source du Par, elle relie deux territoires qui façonnent l’identité locale : Chaudes-Aigues et l’Aubrac.
👉 Le thé d’Aubrac préparé avec l’eau de la Source du Par
À travers ce geste simple, c’est tout un paysage qui se retrouve dans une tasse.

Les montagnes, les estives, les plantes sauvages et la chaleur venue des profondeurs.
Un tatoueur qui tient un restaurant ou un restaurateur qui est tatoueur ?
Parmi les nombreuses questions évoquées au cours de cette journée, il y en avait une qui revenait régulièrement.
Comment un tatoueur connu pour avoir consacré plusieurs décennies à son métier se retrouve-t-il aujourd’hui à accueillir des visiteurs à quelques mètres de la Source du Par ?
La réponse est sans doute plus simple qu’il n’y paraît.

Le tatouage comme la restauration reposent avant tout sur la rencontre humaine.
Dans un cas, les gens s’assoient pour raconter une histoire avant de la porter sur leur peau.
Dans l’autre, ils prennent place autour d’une table pour partager un repas.
Les gestes changent.
L’essentiel reste le même : accueillir, écouter, transmettre et créer du lien.
👉 Stéphane Chaudesaigues, tatoueur en Auvergne à Chaudes-Aigues
À la fin du tournage, cette rencontre prendra même une forme inattendue puisque Loïc Ballet réalisera finalement un projet qu’il évoquait depuis longtemps : se faire tatouer.

Tout ce qui s’est construit autour de la source
Finalement, ce que Loïc Ballet est venu découvrir à Chaudes-Aigues n’était pas uniquement une eau chaude capable de cuire des œufs.
Il est venu découvrir tout ce qui s’est construit autour d’elle.
Les habitants.
Les métiers.
Les archives.
Les traditions.
La géothermie.
La gastronomie.
Le territoire.
Et les personnes qui continuent aujourd’hui à faire vivre cette histoire.
Pour celles et ceux qui souhaitent prolonger cette découverte, une partie de ces saveurs et de cette histoire se retrouve chaque jour à quelques mètres de la Source du Par.

👉 Restaurant à Chaudes-Aigues – Gourmet & Glouton
Rendez-vous dans Télématin
Le mercredi 17 juin 2026 à partir de 6 h 30 sur France 2, les téléspectateurs pourront découvrir le reportage consacré à Chaudes-Aigues.
Ils y verront la Source du Par, les œufs cuits grâce à l’eau thermale, le thé d’Aubrac, les archives du quartier du Par, la géothermie et plusieurs traditions qui continuent de faire vivre le village.
Mais ils découvriront surtout une réalité que les habitants connaissent depuis longtemps.
À Chaudes-Aigues, l’eau chaude n’est pas seulement une curiosité.
Elle est l’un des fils conducteurs de l’histoire locale.
